Un peu de moi là dedans

Il y a un moment que j’essaie de formuler avec des mots ce qui me pousse à faire tout ce que je fais (maman de deux douces petites filles, salariée du privé, couturière et créatrice des Trois petits riens, autoentrepreneuse et épouse de T.), quitte à être épuisée en fin de semaine. Et puisque la question m’est posée de plus en plus, puisque c’est la rentrée… je me lance! C’est assez simple en fait, vous allez voir.

J’aime ce que je fais et j’ai besoin de faire ce que je fais parce que cela me fait du bien. Un peu comme quelqu’un qui fait du sport, qui en a besoin, qui le prendrait comme une activité bénéfique, saine et épanouissante ou bien comme une thérapie.WP_20150723_003La Midinette en Atelier Brunette

Je ne voyais pas ma vie comme cela il y a quelques années, mais pour reprendre les propos de Et Dieu Créa sur son blog dans son article « Maman de trois enfants » : « Ce n’est pas la vie dont j’avais rêvé mais celle-ci est bien plus réelle », elle est pleine de couleurs, de rythme et de vie. Et même si c’est pas toujours facile de se contenter de ce que l’on a, de faire avec, de compiler pour que chacun trouve sa place, de contenter tout le monde et ne pas délaisser certaines activités, nous sommes heureux comme ça!

J’ai fait une place pour mes Trois petits riens au milieu de tout ce qui fait notre vie. Et je laisse à mes Trois petits riens le temps de se trouver, de se perfectionner, de se montrer et de prendre leur essor. Je laisse le temps faire les choses, sans être trop pressée. Parce que vouloir aller trop vite, ça peut être dangereux et le danger, je n’aime pas. WP_20150915_004Les Midinettes de l’automne

Mes Trois petits riens me permettent de me retrouver, de m’exprimer pleinement, de créer et de faire quelque chose avec mes doigts. Je me fais plaisir avant tout en fabriquant mes Midinettes et autres personnages, c’est un besoin qui m’est nécessaire. Ensuite c’est le plaisir fait aux autres qui prend la relève et l’histoire qui se trame tout autour. Finalement ça devient un plaisir partagé, échangé. Il y a quelque chose qui se raconte et j’aime vraiment ça.  Une de mes Midinettes chez Emiliechoufleurlajolie  (crédit photo : choufleurlajoliepaillette)

Recevoir en prime des commentaires sur l’intégration de mes Midinettes et Monsieur chez les uns et les autres, alors là c’est un plaisir incommensurable… J’espère en avoir encore pour longtemps!

WP_20150713_010 Merci pour votre constance et votre bienveillance.

A bientôt pour la collection d’automne dans la boutique.

Ou le choix du bon lieu…

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On nous dit qu’on peut se sentir seule par moment, qu’il ne faut pas désespérer. Je me sens seule bien trop souvent. Le site d’Apolline Point est un bon support pour toutes celles qui partagent mes déboires.

On ne s’improvise pas vendeuse et commerciale, ça c’est sûr! Je n’ai pas ça dans mes gênes. Maintenant je comprends pourquoi papa ne se lançait pas seul dans une bijouterie…

On me dit que mes créations sont originales et de bons goût, alors où sont les gens qui aiment le bon goût ? On nous bassine avec : « A Noël achetez du fait-main, du made in France, de l’artisanat local, blablabla… ». Les gens s’en fichent! Ce qui les intéresse c’est d’acheter pas cher, même de mauvaise qualité! Pour notre plus grand malheur, les gens préfèrent acheter du toc plutôt que du vrai!

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On me dit que c’est peut être une « histoire de prix ».  Je ne pense pas vendre mes produits hors de prix! Et de toute façon, ils coûtent ce qu’ils sont (je me prends suffisamment la tête pour calculer au plus juste le coût de chaque création). Comment voulez-vous qu’on s’en sorte après, on ne peut pas casser les prix. Même si les Trois petits riens… sont mon activité secondaire, je ne veux pas vendre mes créations à des prix qui défieraient trop la concurrence, parce que c’est anti-commercial et parce qu’au delà du plaisir que j’ai à fabriquer, si j’ai créer mon entreprise c’est aussi pour commencer à en gagner quelque chose.

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On me dit qu’il ne faut pas que je me décourage, que je doute… Mais je n’y arrive pas. Je doute et je suis frustrée de ne pas pouvoir donner plus, de ne pas être au bon endroit, au bon moment. De ne pas savoir où aller, comment être et comment faire.

On me dit que ce n’est pas la quantité mais la qualité qui compte. Je l’ai bien compris, et de toute façon quand il ne reste plus de place sur mes étagères (c’est à dire peu de place déjà au départ) et bien je m’arrête, car je ne dispose pas d’un hangar ou d’une usine.

Mais heureusement, l’année 2013 se termine! Ce fut une année test, pleine d’expériences, pas toutes bonnes, mais certaines oui. C’est une année qui fut chargée en rencontres, qui dureront je l’espère. Je souhaite une année 2014 bien plus réussie que 2013 pour mes Trois petits riens…

Aller, on s’y met.